04/01/2006

COMME DES REGRETS

 

Il est arrivé dans ma vie l’hiver dernier, je fus séduit par sa gentillesse et sa capacité à donner énormément de cette tendresse pure et non calculée. Il avait 31 ans, il s’appelait Roland. Il n’était pas un copain, il n’était pas un petit ami, il était d’une autre espèce, d’un genre d’homme que j’avais appris à définir d’une autre manière dans ma vie de célibataire. Roland était la représentation même du copain sensuel, celui que je vois de temps en temps, avec lequel je partage des choses, et  même plus qu’un coin de mon lit.

J’appréciais beaucoup Roland mais je ne l’aimais pas. Je vivais avec lui d’intenses moments sensuels et gorgés de douceur. Plus je le voyais, plus je me rendais compte qu’il attisait mes sens, et que ses longs baisers ne me laissaient pas indifférent. Roland me serrait fort, il  souriait comme un enfant et aimait prendre son temps à chacune de nos rencontres. Nous parlions de tout, et cela donnait de la consistance à nos rapports.

Petit à petit,  j’ai senti qu’il s’attachait à moi. Cela me perturbait un peu. A la fin, je ne répondais plus à ses appels tacites. Sa main sur le lit tentait de trouver la mienne en vain.

L’hiver faisait rage, je le raccompagnais toujours sur le quai de la gare. Il était seul, avait une fille adolescente déjà, et ne ratait jamais l’occasion de déposer un tendre baiser sur ma joue avant d’embarquer dans le train pour Verviers.

Je pense à lui parfois car je me dis qu’ils sont rares les hommes aussi démonstratifs que lui. Je ne lui ai pas offert mon cœur et Roland est tout doucement sorti de ma vie. Sans bruit. Si j’avais su qu’il aurait pu me manquer aujourd’hui, je n’aurais pas effacé son numéro de mon répertoire…

15:38 Écrit par franck | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

... Roland un garçon bien sympathique que j'ai eu le plaisir de rencontrer.

Bon week-end, bises

Écrit par : Fred | 06/01/2006

quelle justesse tu as dans tes écrits, tu me troubles chaque jour un peu plus.

Écrit par : greg | 06/01/2006

douceur, sincérité, abandon tu es doux comme un petit chat, tu es d'une sincérité touchante pour un homme et tu t'abandonnes aux autres avec une telle générosité...

Écrit par : sylvie | 06/01/2006

l'hiver dernier et cet hiver, cher Franck?... Les instants à tes côtés doivent être bien intenses.

Écrit par : alain | 07/01/2006

la vie est parfois étrange Nous pouvons être aimés sans vouloir aimer ; et parfois nous aimons sans espoir de retour

Écrit par : vjanos | 10/01/2006

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