07/12/2005

DES HOMMES SERIEUX

 

J’ai de la tristesse au fond du cœur. Je vois des copains autour de moi qui trouvent enfin le petit ami qu’ils attendaient depuis longtemps, et moi j’ai l’impression de tourner en rond depuis des mois. Je ne suis pas jaloux, je suis heureux de leur nouveau bonheur mais je me rends compte aussi de ma solitude affective de plus en plus grande.

Ce n’est pas difficile de trouver un homme pour du sexe vite fait bien fait. En revanche, quand il s’agit de rencontrer le fameux compagnon de ses rêves, ça relève presque du défi. Il y en a tellement qui se dérobent car ils ont une peur souvent inconsciente de l’engagement à long terme. Ils s’inventent une réalité, ils ne se sentent pas prêts, ils ne croient plus en rien et j’en passe.

Je ne les critique pas pour le plaisir de le faire. Certains justifient valablement leur refus de sérieux, mais un tas d’autres s’embarquent parfois dans des explications qui ne laissent pas indemnes. Les plus lâches fuient sans mot dire, vous jettent comme un kleenex après usage, ou vous expédient définitivement par mail ou sms.

Je me souviens de Jean-Pierre, ce bruxellois marié que je rencontrai à deux reprises pendant mon séjour à Bruxelles. Il s’attacha à moi, je le trouvais plaisant et les moments passés en sa compagnie étaient agréables et plein de douceur.

Un soir, je m’inquiétai de ne pas le voir débarquer comme prévu. Je tachai de savoir pourquoi. Il me répondit par sms qu’il avait un problème dans sa famille. Le lendemain matin, au réveil, je reçus un autre sms de sa part me disant que j’étais trop curieux et qu’il préférait en rester là. Quel choc ! Une rupture par sms ! J e restai figé de longues secondes à lire et relire ce maudit sms. Ca me tuait cette façon de faire !

Le pire, c’est que Jean-Pierre revint à la charge quand il apprit mon départ pour Liège. Je l’expédiai en deux coups de cuiller à pot et me félicitai de mon attitude. Tout le contraire de ce que j’étais en somme.

Tout ça pour dire que la plupart agit souvent sans se préoccuper des conséquences de leurs actes. Ça peut faire mal longtemps chez le sensible ou ça passe à vive allure chez le blasé.

Même si les coups m’ont un peu endurci, rendu souvent anxieux, je ne pourrai me résoudre à être froid car ce comportement ne me ressemble pas.

 

14:11 Écrit par franck | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

merci... d'être un homme comme vous êtes.

Écrit par : sofia | 07/12/2005

bonsoir Frank Ca se passe exactement de la même façon chez les hétéros,je te l'assure.
Amicalement Frank

Écrit par : DUKE | 07/12/2005

Bonsoir... Si tu ne prends pas l'habitude, avant de te lier à un conjoint, de t'occuper de toi-même, il y a des chances pour que tu répétes indéfiniment la même triste expérience...et n'oublie pas que le conjoint idéal, le prince charmant ne tombe pas du ciel...ton fantasme ne doit pas se transformer en une drogue...
Vie pour toi...connais-toi...et tu verras que ton épaule sera le coussin pour un être qui t'aimera profondément et non comme un enfant qui cherche la protection ou le réconfort de sa maman...

Amicalement.

Oli

Écrit par : Olico | 07/12/2005

Petit Franck T'écris ton nom sur les murs, tu voudrais bien jouer les durs, mais y a quelqu'un qui te manque dans ta vie petit Franck, tes sentiments les plus forts sont enfouis comme des trésors dans les rêves où tu t'endors, ...
Faut pas pleurer, t'es le plus fort, il faut serrer les poings très fort...

Écrit par : Lucas | 07/12/2005

Bonsoir, Je confirme le commentaire de Duke.
Par contre, si les coups endurcissent, il ne faut pas qu'ils nous transforment en êtres insensibles à notre tour.

Écrit par : Alice | 08/12/2005

franck, franck, franck.... Je suis tombé par hasard sur ton blog, je t'ai rencontré une fois en 2003, tu m'avais fait une terrible impression, tu as tout pour plaire, pour me plaire, que deviens-tu? Et tu as ce talent des Dieux, tu écris magnifiquement. Franck, je t'admire aujourd'hui, et je m'incline bien bas pour tes beaux yeux pleins de cette délicatesse sentimentale et vraie. Merci d'être toi.

Écrit par : alain | 08/12/2005

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