21/11/2005

UNE BLESSURE PROFONDE

 

Je me réservai jusqu'au 13 septembre, jour de ses 24 ans, pour lui annoncer enfin que je voulais bien m'unir à lui. Je ne le sentais pas très à l'aise, j'ai cru comprendre qu'il me cachait quelque chose. J'ai comme un sixième sens infaillible, je pressentais qu'il y avait anguille sous roche....

Xavier, rouge de confusion, manquant d'assurance, m'avoua qu'il avait rencontré un autre gars à qui il n'avait pas refusé un baiser dans sa voiture. Je lui arrachai les mots de la bouche tandis que mon coeur cognait de plus en plus fort dans ma poitrine. Cet homme qui avait déployé des trésors de patience pour m'avoir dans sa jeune vie m'avait trahi. Des larmes coulèrent sur mes joues, je me sentais défaillir au plus profond de moi...Maintenant que je l'aimais, il me blessait au plus profond.

Le lendemain, alors que je voulais discuter de tout cela avec lui, il se montra distant et peu démonstratif au cours de sa rencontre avec moi. Il me quitta plus tôt et me laissa un message vocal sur mon gsm.... Il m'avait trompé avec ce type, il était allé plus loin qu'un simple baiser, ils avaient couché ensemble....

J'écoutai ses mots dans la cuisine, et je me sentais mourir tellement cette révélation m'était insupportable. Des torrents de larmes envahirent mes yeux, je tournai en rond dans mon studio m'empêchant presque de crier de douleur. Je me souviens avoir demandé à mon voisin d'étage de passer. Fred ne savait que faire, il était choqué à ma vue...

La semaine qui suivit fut particulièrement douloureuse. Je ne mangeais presque plus, je ne concevais pas continuer sans lui. Il m'avoua hésiter entre cet autre et moi. Je l'attendais envahi par un sentiment de crainte. Je ne comprenais plus rien.

Voilà presque un mois qu'il avait fracassé les portes de mon coeur...Je l'aimais, je me sentais bien à ses côtés, je débordais d'envies avec lui. Mon besoin de lui était immense et je lui avais souvent murmuré : « Ne sois pas loin de moi... ».

J'étais plus âgé que lui et j'estimais pouvoir lui apporter la maturité, la confiance et la stabilité qui l'auraient rendu heureux. Je ne lui avais pas dit je t'aime comme ça, je le lui avais dit comme une vérité indiscutable.

Il l'avait voulu cet amour, je le lui offrais de tout mon coeur. Je n''attendais plus que ses baisers, ses regards impatients, sa main chaude dans la mienne pour former à deux un couple uni et fort.

Il me manquait trop, j'implorais le Ciel de me rendre celui dont j'étais tombé amoureux.


20:13 Écrit par franck | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

tu écris comme tu respires, c'est splendide. Un lecteur très touché.

Écrit par : marc | 21/11/2005

... Je me sentais en effet assez impuissant face à ton chagrin, mais tu savais que j'étais là si tu avais besoin de parler, ... tout comme je suis tjrs présent aujourd'hui pour toi cher ami !!

Écrit par : Fred | 21/11/2005

Des larmes ont coulées... Moi aussi je connais ce sentiment d'abandon qui fait tout s'écrouler autour de vous.

Ce sentiment d'impuissance qui nous fait défaillir...

Ces larmes que nous ne pouvons plus retenir et qu'il faut verser...

Combien de temps encore faudra t-il souffrir?

Écrit par : Dominique | 21/11/2005

Ton coeur... est tendre et vrai.
Même si cela pzeut faire souffrir, reste comme tu es : un type EXTRA !!!

Écrit par : Ben | 22/11/2005

Des larmes ont coulé... Rectification de l'orthographe du titre... j'avais les larmes aux yeux...

Écrit par : Dominique | 22/11/2005

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