12/11/2005

UN VENT DE DOUCEUR

 

A l'automne, je rencontrai Philippe de Bruxelles. Il vint me rendre visite chez moi à Liège après d'interminables coups de fil et une longue suite de sms très accrocheurs.

Cet après-midi du 30 octobre fut si belle. Je me sentais attiré par cet homme mûr. Philippe ne tarda pas à me montrer toute l' étendue de son désir pour moi.

Nous nous sommes embrassés et étreints longuement après une discussion tout en finesse et en fraîcheur. Nous avons étanché notre soif et comblé notre faim. Et puis, j'ai succombé au poids de ses caresses si douces.

Philippe retrouvait en moi un amour de jeunesse. Mais je voulais à tout prix vivre pour moi et pas au travers du souvenir d'un autre. Nous avions une réelle complicité tous les deux. Notre respect n'avait d'égal que notre envie forte de sincérité.

Sean vint me voir quelques fois dans mon rez-de-chaussée liégeois. Je lui trouvai ce petit nom car Philippe avait une forte ressemblance avec Sean Connery. Lui me baptisa Super Boy, ce qui avait pour effet de me rendre plus pétillant encore...

Sean fêta ses 52 ans en novembre. Il ne paraissait pas son âge et avait à coeur de soigner sa personne. Je le taquinais sur ses rides nouvelles et il partait d'un rire tonitruant.Tout naturellement, il me dit très vite: « Pourquoi ne viens-tu pas vivre à Bruxelles? ».

La capitale me tentait. C'était un rêve de jeune homme pour moi. Je mûris ma décision et me mit à la recherche d'un appartement à Bruxelles. Je n'avais pas d'attache sentimentale à Liège et j'allais ainsi me rapprocher de ma famille montoise...

Philippe souhaitait que j'emménage au plus vite du côté de Bruxelles Nord. Lui vivait à Molenbeek auprès d'une épouse dont il n'était plus amoureux depuis des années. Il avait deux fils, des amis, un job d'instituteur et j'étais celui qu'il convoitait coûte que coûte. Il voulait me voir vivre près de lui, je déménageai donc avec plaisir à Jette en février 2004.

J'avais eu l'occasion de parler de notre relation avant mon départ. Je n'étais pas amoureux de Sean mais j'éprouvais pour lui un véritable sentiment d'affection. Pourtant, en secret, notre homme espérait tant de ma venue à Bruxelles...



19:58 Écrit par franck | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Quand il n'y a pas d'attaches... Il faut des ailes pour retrouver celui qui ne te laissait pas indifférent! Avais-tu bu un redbull? Lol

Écrit par : Lucas | 12/11/2005

j'aime beaucoup oui, vraiment, j'aime lire ce que tu écris. Tu racontes si bien ta vie, dans une langue littéraire et belle; loin du côté argotique de certains sites dont on a parfois de la peine à déchiffrer ce qu'ils ont voulu dire. Comme tu écris : c'est naturel ; on partage ton émotion

Écrit par : vjanos | 12/11/2005

tu me reconnaîtras je rêve de t'avoir dans mon lit......waouwwwwwwww!!!!!!!!!!

Écrit par : Franco | 13/11/2005

tu me reconnaîtras(2) je suis pas son double, je suis un rital qui ne pen,se qu'à une chose, le convaincre de...et c'est pas facile....c'est un gay avec une cervelle, alors c'est pas gagné du tout, n'est-ce pas Franco?

Écrit par : Franco2 | 13/11/2005

Il n'y a qu'un Franco... ;-)

Écrit par : Lucas | 14/11/2005

... Jette? J'y ai vécu toute ma jeunesse... ;o)

Écrit par : Oli | 11/05/2006

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