05/11/2005

LES MEILLEURS ENNEMIS

 

Même si Thérèse était une belle-mère peu commode, j'avoue qu'elle m'appréciait particulièrement. Après l'orage de certaines disputes dues à son caractère pas évident, je l'ai entendue me dire à quel point elle m'aimait comme petit ami de son fils.
J'étais trop bon des fois, je laissais passer certains petits caprices. A d'autres moments, excédé, je me montrais déterminé à faire valoir mon point de vue contre le sien que j'estimais indéfendable. Sinon, moi aussi je l'aimais bien.
Je déteste les conflits, mais je répète que je ne supporte pas l'injustice. Par conséquent, nos prises de bec devenaient monnaie courante quand Thérèse interférait trop et à tort dans mon couple avec André. Je sentais la sève monter en moi, et j'explosais quand je voyais gagner son égoïsme triomphant. Alors elle pouvait craquer à bout d'arguments, fort peu convaincants, je l'avoue...
Je me rappelle de Jean-Pierre qui nous dit un jour: " Vous deux, vous irez à Ibiza quand vous aurez 50 ans...." Ca veut tout dire, et je ris encore quand j'y pense...Jean-Pierre, le frère aîné de André, le seul que je vois encore aujourd'hui. On se voue une grande estime l'un pour l'autre, et on éprouve beaucoup de plaisir à passer une soirée autour d'une bonne bouteille de vin. Jean-Pierre est vite devenu un allié quand il a compris le comportement excessif et peu tolérant de sa mère envers André et moi.
Nathalie, la soeur cadette, quant à elle, comprenait ma révolte contre cette vie de couple frustrée mais prenait moins parti devant sa mère. Nous sommes devenus très proches très vite, et je n'ai jamais lésiné sur les moyens pour être là au moindre pépin. Je me définissais comme "sa meilleure belle-soeur" et notre entente si complice faisait la joie d'André qui, lui  aussi, avait beaucoup d'amour pour sa petite soeur. Je l'ai consolée lors de ses déboires amoureux, je l'ai guidée tout en restant objectif dans ma démarche. Notre relation a malheureusement subi quelques secousses quand Nathalie n'a pas répondu présent un jour alors que j'avais tant besoin d'elle. J'ai été déçu de son silence. Je ne l'avais à aucun moment laissé tomber pourtant....
Et puis, il y eut Cathy, la nièce d'André, la préférée de Thérèse, la fille aînée de son fils Jacques resté dans les Ardennes. Elle réalisa elle aussi l'emprise de sa marraine sur nous. Il  lui fallut du temps mais elle comprit vraiment son ascendance bien peu évidente sur notre vie de couple. Je fus pour elle un précieux conseiller et une épaule solide sur laquelle elle pouvait s'appuyer pour apaiser ses tourments intérieurs.
L'attitude compréhensive de certains proches ne suffisait plus. Je ne pouvais plus vivre dans ce contexte familial. Thérèse devenait une menace pour notre couple, je fis des appels au secours à André mais celui-ci ne comprit pas....

17:26 Écrit par franck | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

franco eres tan bonito, escribes muy bien, te quiero mucho !!!!!

Écrit par : miguel de bxl | 05/11/2005

franck et les femmes elles doivent être heureuses de fréquenter un homme comme toi....quant à ton ex belle-mère, je crois que tu l'aimais bien en dépit de son foutu caractère..., non?

Écrit par : marie | 05/11/2005

;-);-);-);-);-) je boit T paroles ;-);-)))))))))))))))))))

Écrit par : Nico | 05/11/2005

ben dis donc c'est toujours aussi bien raconté. Super !

Écrit par : gary | 06/11/2005

Son fils, sa bataille... Apparemment, André n'a pas coupé le cordon avec sa mère...
Il faut savoir faire la part des choses... Etre en couple d'un côté et Etre avec sa mère de temps en temps...
Des mères envahissantes et manipulatrices comme celle d'André sont des mères castratrices... Ca fait des dégats! Je te souhaite de rencontrer une belle-mère plus sereine...

Écrit par : Lucas | 06/11/2005

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