26/10/2005

DES COUPS ET DES MOTS

 

Quand Dominique décida qu'il était le nouveau maître à bord, je lui déclarai la guerre. Je suis un partisan du dialogue et de la non violence. Je m'efforce toujours d'écouter et de dire mon point de vue simplement lorsque je ne suis pas d'accord avec quelqu'un. Et je comptais bien ne pas agir autrement.
Lui ne voulait plus rien entendre, les disputes remplacaient toute tentative de dialogue. Les nuages assombrissaient notre vie de couple, la tempête faisait rage. La tension augmentait chaque jour un peu plus, l'atmosphère devenait électrique.
Un soir, il me reprocha d'avoir oublié de passer l'aspirateur à l'appartement, et se mit en tête de me le faire payer... Il n'arrêta pas de me narguer, un conflit s'ensuivit, puis il me poussa et profita de ma chute pour me rouer de coups de pieds à terre. Je me relevai avec peine, je voulus me rebeller, ses cris furent tellement stridents que mes voisines, à l'étage, descendirent pour voir ce qui se passait. Le spectacle était loin d'être beau.
A partir de ce jour, mon amour menacé me torturait le coeur. Je n'en pouvais plus d'être devenu du jour au lendemain un étranger chez nous. Lui et ses deux complices s'emparaient de l'appartement, je me confinai dans le bureau et partis rejoindre maman deux jours plus tard.
Je connus deux mois de pleurs et de désespoir, je l'aimais encore et je ne pouvais pas continuer sans lui....
Deux mois plus tard, après avoir mis dehors ses deux camarades, il me supplia de revenir. Je revins car je voulais nous donner une dernière chance. Je me rendis vite compte que mon amour pour lui se changeait en haine. Le 31 décembre 1995, nous avions décidé de rompre.
Pour des raisons financières, nous décidions de rester colocataires.... Plus les jours passaient, plus je me rendais compte à quel point il avait changé. Et pas en bien...
En décembre 1996, je déménageai enfin dans un petit appartement sous les toits à Verviers.
Je commençai à revivre.
Au jour d'aujourd'hui, je ne l'ai plus revu, il ne me manque absolument pas et son sort m'indiffère. Le garçon de 28 ans que j'avais connu trois ans plus tôt était devenu un être violent que j'apprenais à mépriser...

17:47 Écrit par franck | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

beau franck comme j'aurais aimé rencontrer un garçon comme toi...

Écrit par : Giuseppe | 26/10/2005

Ben c'est malin ; ) Suis arrivée chez toi par hasard et j'ai commencé à lire pensant faire une pause de 5 min dans mon boulot...et j'ai tout dévoré!
Un bisou au chtit chaton pour moi.
A bientôt

Écrit par : Alice | 26/10/2005

petit franck tu as l'air si triste des fois qu'on aimerait tant te chouchouter, quel est celui qui le fera à ma place?

Écrit par : anne | 26/10/2005

bonsoir !! Bonsoir Frank.Merci pour ton comm.J'en profite pour me mettre à jour dans la lecture
de tes posts.Je vais te mettre dans mes liens pour plus de sureté.
Bonne fin de semaine.

Écrit par : DUKE | 26/10/2005

quel beau salop je trouve que tu as bien fait!!! j'ai vécu la même situation et c pas facile à se détacher!!! mais c la meilleur solution

Écrit par : denis | 27/10/2005

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